1918: Le désastre....1/2

1918: Le désastre....1/2
31 août 1914: une patrouille allemande arrive devant l'Hôtel de Ville de Ville de Lens.
C'est le début de la première guerre mondiale.
Dés le mois d'octobre, une ligne de tranchées traverse le bassin.
Les mines occupées, très vite endommagées par les bombardements, connaissent une extraction très ralentie avant d'être complètement détruites par les Allemands en 1918.
Les mines non occupées assurent quant à elles, malgré des bombardements continuels, une production record pour répondre aux besoins du pays.
La production passe à Noeux les Mines de 4000 tonnes par jour en 1913 à 5000 tonnes en 1915, pour en arriver à 9000 tonnes en 1918.
A Bruay, on passe de 2 700 000 tonnes en 1913 à 4 504 000 tonnes en 1917.
Mais pour le pays minier, les conséquences de la guerre sont dramatiques.
Partout, sauf dans la partie la plus occidentale du bassin, celle qui s'étend de Ligny les Aire à Béthune, d'innombrables séquelles d'une lutte sans merci attestent de l'apreté des combats, de la malice de l'envahisseur et de l'étendue du désastre.

En photo: la fosse 15 de Loos en Gohelle avant et après la guerre 1914 - 1918.
Les soldats anglais la comparaient auu Tower Bridge, le célèbre Pont de la Tour de Londres.
( archives du groupe de Lens )

# Posté le mardi 10 novembre 2009 08:59

Modifié le mardi 10 novembre 2009 11:14

1918: Le désastre....2/2

1918: Le désastre....2/2
Au fond, 100 millions de mètres cubes d'eau, soit le débit de la Seine à Paris durant trois mois d'été, ont inondé des milliers de kilomètres de galeries, désormais inaccessibles.
En surface, dans 103 fosses sinistrées, règnent désolation et chaos.
Au milieu des ferrailles déchiquetées, parmi les tranchées boulversées et les abris effondrés, des cratères remplis d'eau et de débris divers sont le plus souvent les témoignages dérisoires de la présence des puits et des chevalements qui, quelques années auparavant, étaient les symboles de la vitalité industrielle de la région.
Atterrés, mais non découragés, les témoins de cette tragédie savent déjà que le montant des dégats peut être évalué à plus d'un milliard de Francs-or et que la production de houille qui était supérieure à 27 millions de tonnes à la déclaration de la guerre n'atteindra pas 8 millions de tonnes en 1918.
En 1919, le charbon manque.
On répare sans interruption, on prévoit des installations provisoires.
Il faut rétablir aussi rapidement que possible la situation d'avant-guerre et même la dépasser...
En photo:
En 1919, la désolation et le chaos règnent sur 103 fosses entièrement sinistrées.
( archives du Groupe de Lens ).

# Posté le mardi 10 novembre 2009 11:11

Fosse Saint Mark d'Escaudain 1/3.

Fosse Saint Mark d'Escaudain 1/3.
Vue sur le carreau minier encore en activité dans les années 1950.
On notera la mécanisation de mise à terril des schistes stériles par téléphériques.
A cette époque le terril avait des pentes très raides ( supérieure à 45 ° ), comme on pourra le constater également sur les photos des articles suivants.
Difficile en ces conditions de faire gravir jusqu'au sommet du crassier, les berlines par voies de rails classiques.

# Posté le mardi 10 novembre 2009 07:57

Modifié le mardi 10 novembre 2009 08:09

Fosse Saint Mark d'Escaudain 2/3.

Fosse Saint Mark d'Escaudain 2/3.
Située à Escaudain près de Valenciennes, elle dépendait de la Compagnie des Mines d'Anzin.
Elle fut foncée en 1830 et avait deux puits.
Le puits 1: datant de 1830 d'une profondeur de 856 m.
Le puits 2: datant de 1887 d'une profondeur de 858 m.
Les deux puits cessèrent leurs activités en 1968 et furent remblayés en 1969.
Il ne reste aucun vestige de cette mine.
En 138 années d'exploitation ce sont au total 19 834 000 tonnes de charbon qui y furent extraites.

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 11:15

Modifié le mardi 10 novembre 2009 07:54

Fosse Saint Mark d'Escaudain 3/3.

Fosse Saint Mark d'Escaudain 3/3.
Vue aérienne de cette fosse dans les années 1960.
On remarquera l'architecture typique des chevalements en béton similaire à celui de la fosse Dutemple de Valenciennes qui a été conservé.

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 11:19

Modifié le mardi 10 novembre 2009 07:55

Puits N° 17 modernisé du groupe d'Hénin Liétard.

Puits N° 17 modernisé du groupe d'Hénin Liétard.

Le puits N° 17 d'Hénin Liétard dont les opérations de modernisation ont été effectuées d'avril 1949 à août 1951, a été aménagé avec des skips d'une capacité unitaire de 7,5 tonnes.
C'est un puits de retour d'air de 5 mètres de diamètre.
En arrivant à la recette, les skips déversent leur contenu dans un couloir commun aux deux compartiments.
Ce couloir alimente une chaîne à écailles permettant, lors de la vidange d'un skip, d'emmagasiner la totalité du chargement.
Le chargement s'étale sur la chaîne à écailles. Il est restitué ensuite, pendant le trajet de l'autre skip, sur un transporteur pour être dirigé soit vers le poste de chargement en wagons, soit vers la mise en stock.
En photo: l'ensemble des installations du puits 17 D'Hénin Liétard à Harnes, chevalements et infrastructures détruits en 1973, après le remblai des puits en 1967

# Posté le mardi 10 novembre 2009 06:19

Sainte Barbe, une patronne vénérée.

Sainte Barbe, une patronne vénérée.

Sainte Barbe, patronne des mineurs, est fêtée le 4 décembre.
Ce jour de liesse est souvent l'occasion d'une cérémonie religieuse, de défilés de fanfares et harmonies, de remise solennelles des médailles du travail, de réunions d'amicalistes, de banquets joyeux entre collègues de travail ou en famille.
Les anciens racontent d'ailleurs que pour faire la fête, ils n'hésitaient pas à faire " quinzaines Ste Barbe ", c'est à dire à travailler d'avantage pour disposer d'un salaire plus important.
Sainte Barbe a la réputation de protéger contre le feu, la foudre, les explosions.
Elle est donc tout naturellement la patronne des mineurs mais aussi des artilleurs, des pompiers.
Née au 3 ème siècle en Asie mineure, elle se convertit, toute jeune fille, à la religion catholique.
Enfermée dans une tour, elle refusa d'abjurer malgré les persécutions.
La légende raconte que son père, sans pitié la fit périr: au même moment, il fut lui même terrassé par la foudre.
Nombreux sont les artistes qui ont réalisé des statues ou des vitraux de Sainte Barbe.
Certaines de ces statues ont été descendues au fond, à la demande des mineurs, et placées dans des " niches " aménagées.
Le nom de Sainte Barbe a été donné non seulement à des chapelles, mais aussi à des hôpitaux, à des rues et à des cités minières.

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 04:57

Des distinctions méritées.

Des distinctions méritées.
Chaque année, la fête de Sainte Barbe et la période qui l'entourait étaient l'occasion d'une remise solenelle de médailles du travail.
Médailles de bronze, d'argent, or et grand or reconnaissaient la fidélité du personnel à l'entreprise.
Les directeurs de Siège ou chefs d'établissement faisaient, en général, le bilan de l'année écoulée et dressaient des perspectives pour l'avenir.
La médaille des Mines est créée par décret le 14 avril 1953 afin de " récompenser tout particulièrement la qualité des services rendus par des ouvriers et des cadres à la profession minière ".
Compte tenu de la profession et des risques qui s'y rattachent, la Médaille des Mines récompense souvent une conduite courageuse et généreuse menée pour assurer la sécurité et le sauvetage des camarades de travail.
Les citations qui accompagnent la remise officielle de cette médaille sont tout naturellement émaillées de mots comme: solidarité, conscience professionnelle, courage, acte de noblesse, qui lui donnent tout son sens et toute sa valeur...

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 05:23

Dans une lampisterie de Bruay à l'heure de la descente .

Dans une lampisterie de Bruay à l'heure de la descente .
Nous sommes dans une lampisterie de la Compagnie des Mines de Bruay en Artois, suivant les indications du document datant des années 1930.
On entame le début d'un poste de travail, c'est l'heure de la descente, environ 300 mineurs vont descendre par poste de travail et ce au rythme de 3 postes par jour.
Tout le personnel de la lampisterie porte main forte ici pour la distribution des lampes et la collecte des jetons, plus communément appelées " taillettes ".
Les lampes sont pour la plus part, électriques, on peut distinguer sur ce cliché quelques lampes de sécurité à flamme, dont celle que tient la lampiste à gauche.
Ces dernières étant destinées à l'ingénieur, aux géomètres, aux porions et aux gaziers pour leurs pouvoirs grisoumétriques.

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 07:38

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 16:55

Dans une lampisterie à l'heure de la descente.

Dans une lampisterie à l'heure de la descente.
Une véritable cohue à l'intérieure de la lampisterie comme au guichet à l'extérieur où les mineurs se bousculent pour retirer leur lampe, les cages de puits ne peuvent attendre.
Derrière eux les porions mettent la pression.
Pression omni-présente liée aux objectifs de rendement...

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 08:18

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 16:54