La lampe, le plus précieux outil du mineur....

La lampe, le plus précieux outil du mineur....
Après s'être vêtu de sa tenue de travail aux bains douches, le mineur passe à la lampisterie chercher sa lampe, en échange de sa taillette qu'il va remettre à la lampiste.
La lampe est le plus précieux outil du mineur.
N'est-elle pas lui le soleil au fond !...
Cliché en date des années 1930.

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 07:48

Lampisterie, entretien des lampes du prochain poste.

Lampisterie, entretien des lampes du prochain poste.
Tous les mineurs sont descendus.
Les lampistes s'activent à démonter et entretenir les lampes récupérées du poste précédent de façon à ce que ces dernières soient prêtes pour le poste suivant.
Le cycle est continuel...24 heures sur 24...

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 08:33

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 16:58

Les tréteaux de l' Impasse: "Ni fleurs, ni couronnes, ni farandoles, ni pièche- montée..."

Et voici de nouveau nos deux compères Léon Grossel et sin camarate Gérard, en live, mais cette fois avec la troupe théâtrale patoisante des Tréteaux de l'impasse, dans leur dernière pièce produite dans toute la région Nord Pas de Calais:" Ni fleurs, ni couronnes, ni farandoles, ni pièche- montée ".
On pourra aisément constater que Léon à des liens affectifs très tendus avec sa belle mère...
Tout simplement hilarant....

# Posté le mardi 27 octobre 2009 16:03

L'taxe carbone.

Rions un peu !...
Ce sketch patoisant des "Tréteaux de l'impasse " qui m'a été envoyé par mon ami Loumarcel, que je salue et remercie au passage., est un échantillon de notre patois Nordiste.
Interprété par Bertrand Coq alias Léon Grossel et Jean Marc Delattre alias Gérard, principaux auteurs et acteurs des pièces de théâtre très célèbres de cette troupe patoisante, telles que " Eune partie de pêque à l' ieau ", " L'canarien de matante Henriette " ou " L' trou de Gérard maire "...
Bertrand Coq et Simon Collier, chanteur patoisant régional viennent de produire un spectacle comique qui connait actuellement un vif succès : " Bertrand et Simon vont vous dire quoi ".
Le DVD de ce spectacle est en vente auprès du journal quotidien " La Voix du Nord ".

# Posté le lundi 26 octobre 2009 06:12

Modifié le lundi 26 octobre 2009 16:08

Visage angélique d'une trieuse de charbon vers 1947.

Visage angélique d'une trieuse de charbon vers 1947.
Les trieuses de charbon travaillaient très tôt à la mine, bien souvent vers l'age de 14 ans, pour un salaire de misère...
Regardez le visage angélique de celle ci, méritait elle d'occuper un emploi aussi ingrat, comme toutes les jeunes filles des fosses de notre région ?....
Vous remarquerez un détail vestimentaire, afin de préserver son corps des poussières de charbon, elle a fermé son col de façon très serré avec une épingle de sureté.

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 10:31

Groupe de trieuses des mines de Lens années 1950.

Groupe de trieuses des mines de Lens années 1950.
Ce cliché date du tout début des années 1950.
On y distingue un groupe de jeunes trieuses de charbon sur un carreau minier de la Compagnie des Mines de Lens.
On les nommaient également les Caffuts en référence au type de coiffe qu'elles portaient pour se protéger des poussières de charbon.
Elles ont délaissé leur traditionnel jupon long jusqu'aux pieds, datant d'avant guerre; et sont désormais vêtues de " bleus de travail " identiques à ceux dont les mineurs de fond, étaient revêtus des mêmes dans leur tâche ardue...
Elles disparurent des mines avec l'arrivée des lavoirs automatisés.

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 10:21

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 17:09

Mineur à la remontée dans les années 1940.

Mineur à la remontée dans les années 1940.
A l'époque, peu de fosses étaient équipées de bain-douches ou lavabos, dans le langage courant du mineur.
Chaque carreau minier en sera doté après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
Les gueules noires après être remontés de la fosse, se lavaient chez eux.
Cette photo a surement été prise en hiver; ce mineur souriant a terminé son poste.
Vêtu d'une épaisse capote, il rejoint souriant les siens, la musette à l'épaule.

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 10:44

Fanfare La Prolétarienne d'Hénin Liétard vers 1945.

Fanfare La Prolétarienne d'Hénin Liétard vers 1945.
Voici la célèbre fanfare d'Hénin Liétard, " La Prolétarienne ", saisie ici vers 1945.
Elle était en grande partie composée de musiciens qui étaient également mineurs dans les fosses des Compagnies de Courrières et de Lens.
Comme vous pourrez le constater sur cette photo, tous les membres de cette formation sont habillés en tenue de mineur et portent la traditionnelle barrette de cuir.
Dans le film " Le point du jour " de Louis Daquin, tourné en grande partie à la fosse N° 3 Sainte Amé de Liévin en 1948,
on voit cette fanfare ouvrir la ducasse un jour de fête...

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 10:10

Modifié le samedi 24 octobre 2009 16:14

Lampisterie du Nord Pas de Calais dans les années 1920.

Lampisterie du Nord Pas de Calais dans les années 1920.
Nous sommes ici dans une lampisterie du Nord Pas de Calais dans les années 1920.
Deux lampistes procèdent à l'entretien de lampes cuirassées à benzine de type Wolf.

L' entretien périodique basique de ce type de lampe, consistait à:
Désactiver la fermeture magnétique de la lampe au moyen d'une machine électrique spéciale.
Mettre la cuirasse et le pot numérotés face face avec le manchon de cristal, et ce cote à cote, afin de repérer chaque pièce, comme on peut le distinguer sur cette photo.
Nettoyer les tamis intérieurs de la cuirasse au moyen d'une brosse métallique motorisée et éventuellement du verre de lampe.
Les changer si ces derniers étaient percés.
Remplacer la mèche prismatique quand elle était trop consumée.
Vérifier le fonctionnement du tire mèche et l'accrochage avec cette dernière.
Remplir le pot de filaments de coton qui s'imbibait de la benzine.
Faire le plein en benzine du pot par le moyen d'un orifice sur la rave qui se faisait au moyen d'un appareil spécifique à vases communiquants ( développé par Joris )
Vérifier le fonctionnement du briquet et changer éventuellement la bande de fulminate de mercure ou de paraffine.
Contrôler son armement avec la commande qui pouvait être latérale ou située sous le pot.
Contrôler l'état du manchon et le remplacer si ce dernier était fellé ou cassé.
Remonter l'ensemble.
Consigner les pièces remplacées sur un registre.
Vérifier le fonctionnement de la fermeture magnétique.
La lampe à ce moment était accrochée à un patère numéroté sur un des râteliers de stockage.

Certains dommages occasionnés au fond, nécessitaient des opérations d'avantage conséquentes:
Redressage de bosses sur la cuirasse ou remplacement de crochets ou de barreaux de la cage qui étaient rivetés ou brasés dans le cas de réparations de fortune.
Réparation ou remplacement de la commande du rallumeur, des bagues de filtration d'air, du porte mèche ou du tire mèche.
Taraudage et filetage de certains éléments vissés usés.
Remplacement du ressort de la fermeture magnétique ou du système intégral.
Rechargement à la brasure d'étain des plaques de laiton sur le pot et la cuirasse quand il fallait changer la numérotation de l'outil......

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 11:12

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 11:47

Les conséquences au jour d'un coup de poussier au fond ...Catastrophe du 4 - 11 de Sallaumines le 19/04/1948 - 1/2

Les conséquences au jour d'un coup de poussier au fond ...Catastrophe du 4 - 11 de Sallaumines le 19/04/1948 - 1/2
Cette catastrophe est survenue le lundi 19 avril 1948 à la fosse 4 - 11 de Sallaumines, qui fut déjà en 1906, une des fosses les plus atteintes par la terrible catastrophe des Mines de Courrières qui fit 1099 victimes.
C'est vraisemblablement une explosion de grisou qui causé ce coup de poussier ( combustion des micros poussières de charbon, présentes dans les galeries et tailles du fond ).
L'explosion fut dévastatrice, des témoins ont vu des flammes géantes sortir du puits 11.
La cage d'extraction supérieure a été projetée 20 m au dessus du clichage et est venu s'encastrer dans le chevalement.
Il y eu 16 victimes dont deux trieuses.
La déflagration fut telle que presque toutes les tôles de recouvrement en zinc du chevalement situé sur le puits11, furent arrachées de l'infrastructure de ce dernier et pour les autres, fondues sous l'effet de la chaleur ardente.
En attestent ces deux clichés, saisis le lendemain de la catastrophe.

# Posté le lundi 19 octobre 2009 13:23

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 15:13