Les conséquences au jour d'un coup de poussier au fond ...Catastrophe du 4 - 11 de Sallaumines le 19/04/1948 - 2/2

Les conséquences au jour d'un coup de poussier au fond ...Catastrophe du 4 - 11 de Sallaumines le 19/04/1948 - 2/2
Cette fosse a connu un vécu minier très conséquent.
Appelée Charles Derome ou Sainte Barbe, elle fut foncée en 1865 et termina son activité en 1954.
Elle était réputée très poussiéreuse et source potentielle d'accidents, ce qui expliqua en grande partie son arrêt anticipé.
Les deux chevalements furent abattus en 1962.

Je vous adresse un lien vers le site de mon ami Bernard de Fouquières, où vous pourrez y trouver un récit complet sur cette catastrophe et d'autres, liées à l'activité minière de notre région:
CLIQUEZ ICI

# Posté le lundi 19 octobre 2009 13:30

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 17:16

Fosse N° 5 de Liévin

Fosse N° 5 de Liévin
Elle était implantée sur l'actuelle Zone industrielle de l' Alouette à Calonne Liévin.
Elle était dotée de deux puits:
Le N°5 profond de 980 m destiné à l'extraction.
Le N° 5 bis profond de 815 m qui servait de puits de service et de retour d'air.
Foncée en 1899, cette fosse entra en exploitation en 1903.
Elle fut entièrement détruite en 1918 à la fin de la Première Guerre Mondiale, et fut totalement reconstruite dés 1920.
Dans la région, on l'appelait l'ile du diable, elle employait effectivement des mineurs qui avaient été chassés d'autres Compagnies.
Elle cessa son activité d'extraction en 1956 et servi de retour d'air au siège 6 jusqu'en 1971.
Elle fut détruite en 1972.
En photo: les chevalements des puits 5 et 5 bis quelques jours avant leur destruction en 1972.

# Posté le lundi 19 octobre 2009 06:40

Fosse 2 bis de la Compagnie des Mines de Dourges

Fosse 2 bis de la Compagnie des Mines de Dourges
Ce cliché, nous montre la fosse 2 bis de la Compagnie des Mines de Dourges intégrée dans le complexe dit de Sainte Henriette.
Elle avait un autre puits avec un chevalet en béton non visible sur la photo....cet ensemble outre ces deux puits comprenait des lavoirs une cokerie fermée en 1958, car concentrée sur Drocourt; une centrale electrique fermée en 1981, des ateliers d'agglomérations et des ateliers centraux
La fosse 2 bis ferma en 1970 et le chevalet fut abattu en 1974
L'autre chevalet fut abattu en 1983.
Ce site reçut les stocks de coke de la cokerie de Drocourt jusque 2002.
On installa aussi sur le site la base éphémere de travaux pour le TGV Nord.
Un dépot de locomotives avec une rotonde semi circulaire a aussi existé sur le carreau jusqu'au début des années 80.
Je remercie mon ami et Historien minier, Grégory Gruntowy pour avoir identifié cette fosse 2 bis de Dourges et de m'avoir fourni ces informations sur cette dernière.

# Posté le lundi 19 octobre 2009 06:12

Bruay en Artois, coron minier au début des années 1920.

Bruay en Artois, coron minier au début des années 1920.
Bruay en Artois en 1920, coron attenant au quartier de la fosse N° 6 d' Haillicourt débouchant sur la rue de la Gare, visible au fond.
En 1920, les enfants jouent librement dans les rues des corons; ils n'encourent pas de risques d'accidents, exceptés quelques charrettes tractées par des chevaux, notamment celles qui livraient le charbon aux domiciles des mineurs, la circulation est inexistante.
Les chaussées n'étaient pas encore pavées, seuls les trottoirs et ruisseaux attenants l'étaient.
La terre battue et damée constituait ces dernières.
Certaines pluies diluviennes, les transformaient en de véritables pataugeoires !......
Comme je l'ai déjà précisé dans d'autres sujets, il était fréquent que des estaminets( cafés de fortune ) s'inséraient parmi ces habitations typiques.
Les mineurs affectionnaient particulièrement ces endroits paisibles après la remontée, pour s'y désaltérer et recouvrir une certaine jouvence entre eux, qui leur faisait oublier, à travers ces quelques moments de bonheur, leur dur labeur....
En témoigne l'enseigne d'un de ces derniers, visible sur le fronton d'une des maisons du pavillon de droite, en avant plan de la photo.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 05:17

Modifié le samedi 17 octobre 2009 09:11

Bruay en Artois, l'avenue des Fleurs ou le boulevard du 6.

Bruay en Artois, l'avenue des Fleurs ou le boulevard du 6.
Au cours de ma tendre jeunesse, j'ai bien souvent fréquenté et arpenté cette avenue qui reliait ma maison à celle de mes grands-parents située rue des Capucines à Haillicourt.
Se délimitant sur deux communes, celles de Bruay en Artois et d' Haillicourt, je pense qu'il s'agit vraisemblablement d'un des plus longs corons de la région Nord Pas de Calais avec ses 600 mètres de longueur.
Officiellement, cette artère importante à l'époque se nommait l'avenue des Fleurs, mais les Bruaysiens l'appelaient de façon plus courante, le boulevard du 6, et pour cause:
Au bout de celle ci se trouvait effectivement, l'importante fosse N° 6 d'Haillicourt, dépendant de la Compagnie Minière de Bruay en Artois, associée plus tard au groupe de concentration Auchel-Bruay, dont elle fut le fleuron.
Sur ce cliché datant de la fin des années 40, on distingue les deux très grandes cheminées de cette fosse, entièrement rasée de nos jours comme la plus part des infrastructures des carreaux miniers de notre région...
Ces cheminées gigantesques à l'allure austère hantent encore mon esprit, au même titre que les deux énormes chevalements métalliques, construits lors de la modernisation, ces derniers n'étant pas encore érigés sur cette photo d'époque.
L'automobile n'était pas encore un moyen de transport largement usité dans nos cités minières, vous remarquerez qu'aucune voiture n'est visible sur ce cliché.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 04:42

Modifié le samedi 17 octobre 2009 09:36

Regarde, je me souviens d'Henri Raimbaut

Regarde, je me souviens d'Henri Raimbaut
Regarde, je me souviens...

C'est au soleil levant
Qui éclaire les terrils
Nous grimpons dans le vent
Ascension sans péril

Regarde l'étendue
Qui montre notre terre
Dans ce sol qui renferme
Les efforts de nos pères

Tu vois le vert domine
Quand arrive l'été
La nature est docile
Et referme ses plaies

Serre moi la main
Le temps n'est pas si loin
Songeons à leur chemin
A leur profond destin

Soyons digne des anciens
Dans cette conjoncture
De ce monde incertain
Celles des mineurs fut dure

Henri Raimbaut
Poète Marlésien et ancien mineur de fond.

En photo: l'un des terrils jumeaux de l'ancien siège de concentration des Mines du Groupe Auchel- Bruay, la fosse N° 6 d'Haillicourt ( photo: andredemarles )

Je remercie vivement mes amis Huguette et Henri qui m'ont écrit cette poésie, connaissant tous deux ma passion pour notre patrimoine minier.
Je vous recommande vivement la visite du blog de notre ami Henri Raimbaut; voici un lien vers ce dernier:
CLIQUEZ ICI

J'ajoute un autre lien vers son site officiel, superbe recueil de poésies:
CLIQUEZ ICI

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 11:09

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 11:27

Gueule noire vers les années 1940. 1/2

Gueule noire vers les années 1940. 1/2
Le mineur du Nord Pas de Calais est l'héritier d'une longue tradition de travail bien fait et de courage.
Il est un des éléments essentiels de la prospérité de la France.
" Le métier de mineur laissera dans la région des traces indélébiles.
Je ne parle pas de l'alignement uniforme et triste des anciens corons, ni des friches noires et sans vie, ni de toutes ces choses qui " collent " à la mine comme la silicose ou le coup de grisou.
Je parle de chaleur, d'accueil, de solidarité, des vertus traditionnelles des gueules noires qui ont marqué la vie de nos cités et des communes minières.
Nous qui en sommes issus, ensemble, sachons les garder.
Elles sont pour l'avenir le meilleur atout.
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à toutes les générations de mineurs est de veiller à ce que notre région, si elle a perdu son charbon, sache conserver son âme. "
Michel Doligez: dernier ingénieur en chef du siège d'Oignies, ultime siège houiller de notre région Nordiste qui a cessé son exploitation le 21 décembre 1990.

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 05:56

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 15:43

Gueule noire vers les années 1940. 2/2

Gueule noire vers les années 1940. 2/2
250 000 hommes travaillaient en France en 1948 dans l'industrie houillère, dont plus de 150 000 dans le bassin du Nord et du Pas de Calais.
La prospérité de l'industrie charbonnière était une affaire d'intérêt national.
Ces 150 000 mineurs de notre région, représentaient avec leur famille près de 600 000 personnes, qui à l'époque dans les cités minières, vivaient du charbon...

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 06:02

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 13:31

Départ vers la fosse au milieu des années 1930. 1/2

Départ vers la fosse au milieu des années 1930. 1/2
Nous sommes ici vers le milieu des années 1930 dans un coron de la région de Lens.
Toute un bande de jeunes mineurs part vers la fosse, arrêtant au droit de certaines portes sur le chemin de la mine pour y attendre un des leurs qui les rejoindra.
Les familles sur les pas de porte, fidèles aux traditions, saluent leur fils, leur époux ou leur frère.
Sur cette photo, il y a un changement de postes entre les deux membres de cette famille, l'un au visage noirci revient de la mine,l'autre, vraisemblablement un de ses frères y part rejoignant le groupe qui l'attend....
On les nommait les mineurs du " cru ", ceux qui se sont passés le relais de père en fils pour aller au charbon.
Il n'était pas rare de voir des familles de trois ou quatre frères et même plus travaillant au fond.
Mon père et ses trois frères qui habitaient le même foyer familial, travaillaient dans la même fosse, celle du siège 6 d' Haillicourt et sur 3 postes différents: ceux du jour, de l'après-midi et du soir.....
Sur la droite, un estaminet, comme il y en avait beaucoup à l'époque, attenant aux maisons du coron.

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 04:58

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 05:11

Départ vers la fosse au milieu des années 1930. 2/2

Départ vers la fosse au milieu des années 1930.  2/2
Pour la mère de famille, la gestion et l'organisation liées au roulement des différents postes de travail de leur époux, de leurs fils, le même jour, n'étaient pas choses simples.
Entre la préparation du chauffage de la cuisinière à charbon tôt le matin, du café, des briquets, des repas au retour des mineurs après leurs postes, des lessives des bleus de travail, du repassage et de l'entretien de la maison, il y avait effectivement de quoi faire !....
Ma grand-mère maternelle évoquait souvent ces tâche quotidiennes lors des réunions de famille, il y a bien longtemps...
Et je m'en souviens encore, comme d'hier !......
" Eune médalle in or que j' mérite !...." disait-elle...

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 05:20

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 15:54