Hercheuses au travail aux environs de 1925.

Hercheuses au travail aux environs de 1925.
Elles roulent les balles ( berlines pleines ) depuis la recette jusqu'aux basculeurs qui déversent le minerai depuis les trémies sur les tapis de l'atelier de triage ( voir l'article suivant ), puis acheminent les barrous ( berlines vides ) vers la cage.
Dans le langage minier, on nomme cette atelier le moulinage.
Le cycle continue perpétuellement.
A l'atelier de triage, une autre équipe de hercheuses roulent les balles de schistes stériles vers la station de mise à terril.

# Posté le samedi 03 octobre 2009 05:02

Modifié le samedi 03 octobre 2009 14:26

Atelier de triage aux environ de 1925.

Atelier de triage aux environ de 1925.
Sur cette photo, on distingue à gauche, les trémies de déversement du charbon raccordées à l'étage supérieur, le moulinage ( voir l' article précédent ).
Les trieuses ( femmes et enfants affectés à cette tache ) séparent le charbon des pierres stériles sous l'oeil attentif du porion de l'atelier de triage.
Ce dernier ne les ménage pas et, est impitoyable avec elles.
Les terres stériles et les schistes sont évacués via des trémies vers une station de mise à terril ( voir l'article suivant )
Ces femmes exclues du fond, depuis la parution des textes législatifs de 1860, sont nombreuses sur les carreaux des fosses.
Au triage ou criblage, les conditions de travail étaient très difficiles, oeuvrant dans un épais nuage de poussières de charbon, leurs visages étaient aussi noir que ceux des abatteurs au fond.
Les mineurs les surnommaient " les culs à gaillettes ", qualificatif peu flatteur pour ces femmes de la mine...
On les appelait également caffus, terme beaucoup plus sympathique en rapport à leur coiffe qui protégeait leurs cheveux des poussières de charbon.
Les trieuses manuelles disparurent de nos carreaux miniers lors de l'installation des lavoirs automatiques à la fin des années 40, ce procédé technique de triage du charbon par flottaison dans une eau empesée d'un liquide spécial, était très performant et rapide.
Il permettait de récupérer la moindre particule de charbon.
Outre sa performance, il ne présentait pratiquement aucun danger pour la santé.
Sur cette photo, on distingue les tapis déversant le charbon trié dans les wagons situés en dessous de l'atelier ( le clichage ).
Ce cliché date aux environs de 1925.

# Posté le samedi 03 octobre 2009 05:12

Modifié le samedi 03 octobre 2009 14:40

Groupe de hercheuses sur une station de mise à terril vers 1910.

Groupe de hercheuses sur une station de mise à terril vers 1910.
En complément de l'article précédent:
Un groupe de hercheuses posant pour la postérité autour d'une berline de terres et de schistes qui sera mise à terril.
On distingue l'épaisse chaîne d'accrochage reliant la berline à la station mécanisée située au sommet du terril.
Il y aura toujours deux rampes d'accès parallèles sur le flanc du crassier:
l'une servant à la montée de la berline de schistes, l'autre servant à la descente du barrou précédent.
Il faut savoir que cette installation fonctionnait sur le même principe que les cages d'extraction dans les puits:
Quand l'une était au fond, l'autre était au jour et les deux cages étaient reliées entre elles par un câble d'équilibrage transitant par un énorme réa ancré au fond.
Même principe adopté avec les berlines sur la station de mise à terril au jour.
Ce cliché date aux environs de 1910, au jour à cette époque, la mécanisation d'évacuation de ces terres stériles n'est pas encore très au point.
Souvent, des berlines déraillent ou se désolidarisent de la chaîne, créant des accidents parfois mortels...

# Posté le samedi 03 octobre 2009 06:06

Modifié le samedi 03 octobre 2009 13:29

Fosse N°6 de Lens en 1885.

Fosse N°6 de Lens en 1885.
Ancien cliché de la fosse N° 6 du groupe de Lens en 1885
Ce charbonnage mis en exploitation en 1961, est situé Impasse de la Fosse 6 , rue Henri Debureau à Haisnes, est aussi appelé Saint Alfred ou Alfred Descamps .
Il n'a pas été foncé par la Compagnie des Mines de Lens , mais par celle de Douvrin .
C' était l' unique puits de cette Compagnie . La fosse est ouverte depuis 1861.
La Compagnie de Lens rachète la Compagnie de Douvrin en 1873.
Les bâtiments d' origine sont entièrement détruit en 1918.
Le puits est profond de 213 mètres.
La fosse fut entièrement reconstruite en 1920.
Le chevalement de béton et quelques bâtiments sont encore visibles de nos jours.
1885: la mine fait une entrée remarquée dans la littérature française.
Emile Zola publie Germinal, un témoignage saisissant de la vie des mineurs à la fin du XIX ème siècle dans la région d'Anzin.

# Posté le samedi 03 octobre 2009 04:40

Modifié le samedi 03 octobre 2009 04:53

A la fosse N°1 de la concession de l'Escarpelle, en 1891.

A la fosse N°1 de la concession de l'Escarpelle, en 1891.
Ce cliché est issu d'une collection particulière.
C'est l'un des plus ancien relatif au thème minier à ma connaissance.
Il représente un groupe de mineurs de la fosse 1 de la concession de l'Escarpelle en 1891.
Les Astiquettes ou lampes à clou fixées à la barette de cuir bouilli sont encore largement usitées ( usage interdit en 1906 après la catastrophe des mines de Courrières, bien qu' usitées jusqu'en 1917 dans notre région ).
Certains portent des lampes de sécurité à flamme de type Clanny ( vraisemblablement les premiers modèles ).
Au premier rang au centre une lampiste avec un récipient d'huile de colza, carburant des lampes de sécurité et des astiquettes ( l'autre carburant des lampes de sécurité de type Wolf, la benzine, viendra quelques décénies plus tard ).
Le troisième mineur en partant de la gauche, arbore l'outil d'extraction alors usité à cette époque: la Rivelaine, espèce de pic plat à deux cotés.
A droite sur le même rang, un boiseur avec la traditionnelle hache que l'on rencontre encore dans les foyers de mineurs de notre région.
Au centre debout, le machiniste et à coté de lui le porion, à l'époque productif comme les autres mineurs.

# Posté le samedi 03 octobre 2009 04:15

Modifié le samedi 03 octobre 2009 06:32

Machine d'extration à vapeur groupe de Lens en 1925.

Machine d'extration à vapeur groupe de Lens en 1925.
Une machine d'extraction à vapeur, munie d'un frein automatique pouvant agir comme évite-molette, ici en usage dans une fosse du groupe de Lens en 1925.
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# Posté le samedi 03 octobre 2009 04:03

Descente des mineurs en 1927 à Lens.

Descente des mineurs en 1927 à Lens.
Descente des ouvriers mineurs en 1927, à la fosse N° 12 de Lens.
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# Posté le samedi 03 octobre 2009 03:58

Dans une taille de la fosse 7 de Lens en 1930

Dans une taille de la fosse 7 de Lens en 1930
Marteaux-piqueurs et couloirs oscillants sont d'usage à cette époque.

# Posté le samedi 03 octobre 2009 03:56

Fosse N° 4 de Meurchin en 1920.

Fosse N° 4 de Meurchin en 1920.
La fosse N° 4 de Meurchin en 1920: la quasi totalité des fosses ayant été démolies pendant la première guerre mondiale, on construisit des installations provisoires pour que soit assurée une production charbonnière couvrant les besoins du moment.

# Posté le samedi 03 octobre 2009 03:36

Fosse N° 6 de Mazingarbe.

Fosse N° 6 de Mazingarbe.
La fosse N° 6 de Mazingarbe dépendait de la Compagnie des Mines de Béthune.
La Compagnie de Béthune a été fondée le 25 septembre 1851. La concession, attribuée par décret du 15 janvier 1853, avait une superficie de 5.764 hectares. Une extension accordée en 1857 porta la superficie concédée à 6.352 hectares.
Elle était dotée de deux puits:
Le premier, ouvert en 1874 et profond de 472 mètres.
Le second,ouvert en 1885 et profond de 423 mètres.
En photo, vue aérienne du siège N° 6 des mines de Béthune à Mazingarbe.
Il ne reste quasiment aucun vestiges de cette fosse avec ses chevalements de béton à l'architecture remarquable.

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 12:58