Affectées en majeure partie au triage ou criblage, elles étaient chargées de trier le charbon remonté du fond, en séparant la houille des déchets stériles.
Au criblage, les conditions de travail étaient trés difficiles, oeuvrant dans un épais nuage de poussières de charbon, leurs visages étaient aussi noir que ceux des abatteurs au fond.
Les mineurs les surnommaient " les culs à gaillettes ", qualificatif peu flatteur en hommage à ces femmes de la mine...
Elles étaient sous la responsabilité d'un porion au jour qui ne les ménageait pas...
On les appelait également caffus, terme baucoup plus sympathique en rapport à leur coiffe qui protégeait leurs cheveux des pousières de charbon.
Les trieuses manuelles disparurent de nos carreaux miniers lors de l'installation des lavoirs automatiques à la fin des années 40, ce procédé technique de triage du charbon par flottaison dans une eau empesée d'un liquide spécial, était très performant et rapide.
Il permettait de récupérer la moindre particule de charbon.
Outre sa performance, il ne présentait pratiquement aucun danger pour la santé.









