Fosse 24 /25 d'Estevelles.

Fosse 24 /25 d'Estevelles.
Fosse 24/25 d'Estevelles de la Compagnie des Mines de Courrières.
Elle exploite dans la partie Nord du Groupe un gisement de charbons gras.C'est la seule fosse,avec le 8/16,à produire du charbon maigre dans le Groupe.
Les travaux du puits commencent le 4 Octobre 1931 et le siège fonctionne en 1932.
Le puits jumeau numéro 25 est entrepris le 8 Mars 1935.Le numéro 24 a 691 mètres de profondeur,le numéro 25, 590 mètres.
Le 3 Avril 1969,le siège 24 est relié par l'étage – 630 au numéro 10 d'Oignies par une bowette de plus de 6 km,et en 1971,la fosse est concentrée sur la fosse 10 et se trouve alors rattachée à l'Unité de production d'Ostricourt.
La fosse s'arrête définitivement en le vendredi 3 Février 1989.
Le puits 24, profond de 691 m,est serrementé en Avril et une installation de captage de grisou y est branché.Le numéro 25 sert de retour d'air jusqu'à la fermeture de la concentration du 10 d'Oignies en Décembre 1990 et la fin du démentellement du fond.Le puits profond de 590 m est remblayé fin Septembre-Octobre 1991.
C'était le dernier puits ouvert de tout le Bassin Nord Pas de Calais.
Désormais quelques bâtiments sont encore visibles sur le site.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 17:05

Fosse N° 1 Sainte Elisabeth de la Compagnie Minière de Lens

Fosse N° 1 Sainte Elisabeth de la Compagnie Minière de Lens
La fosse numéro 1 dite Sainte Elisabeth fut mise en exploitation en mai 1852.
Le puits fut foncé à 345 m et commença à produire en décembre 1853 après maintes difficultés rencontrées lors du percement des nappes phréatiques .
Cette fosse produisait déjà 750 000 hectolitres vers 1860.
Détruite en tolalité à la fin de la première guerre mondiale, elle fut rapidement reconstruite.
A la cessation de son activité d'extraction en 1929, elle fut reliée au puits N° 4 de la même concession, puis dans les années 1960, au siège de concentration 11/19 de Loos en Gohelle.
On y a extrait 5 300 000 tonnes de charbon au cours de l'histoire de son exploitation.
Elle assure le service du personnel et l'aérage jusqu'en 1971. Le puits est remblayé à cette date.
Le chevalement en béton fut détruit au cours de l'été 1986.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 16:27

Modifié le jeudi 01 octobre 2009 16:38

Au pays des choux-fleurs, le charbon est livré en barque....

Au pays des choux-fleurs, le charbon est livré en barque....
Ce cliché datant de la fin des années 1960, nous montre la façon dont on livrait le charbon aux maraîchers du domaine de l' Audomarois, ici à Clairmarais...
Une barque à fond plat, un bachove comme l'on dit là-bas, que l'on godille à travers les wateringues, où le même paysage revient sans cesse: des champs de choux-fleurs, des éoliennes, des saules, des roseaux, des nénuphars, et dans ce fouillis de verdure, quelques petites maisons ici et là: réparties sur huit ou neuf communes, elles abritent deux cents familles environ, qui se sont fixées sur ces terres situées à près de deux mètres au-dessous du niveau de la mer, pour cultiver le chou-fleur.
Le chargement de charbon en sacs, emprunte le dédale des petits canaux qui sillonnent les wateringues.
Afin de livrer certains clients, il faut traverser l'Aa canalisée, en évitant les vagues qu'ont laissées après leur passage les péniches de grand gabarit.
Pour arriver chez le client, l'expédition a duré un petit quart d'heure.
Il ne reste plus maintenant qu'à décharger les sacs dans un petit appentis....

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 06:40

Les colonies de vacances des Houillères.

Les colonies de vacances des Houillères.
Enfants de mineurs,nous évoluions toute l'année dans un complexe industriel, où les bruits de toutes sortes nous énervaient, nous fatiguaient...
Nous souffrions du peu de soleil que connnaît notre région Nord Pas de Calais embrumée.
Passer les grandes vacances d'été dans les corons sombres que nous habitions à longueur d'année n'était pas notre souhait, ni celui de nos parents qui n'avaient pas toujours les moyens financiers pour s'offrir de véritables vacances en famille....
Il devint donc de plus en plus indispensable que toute cette jeunesse que nous formions se retrouve dans des régions ensoleillées, en pleine nature, dans un calme absolu.
Et les colonies de vacances, mises en place par les Houillères du Bassin du Nord Pas de Calais furent pour nous la solution idéale
Vivre en commun totalement pendant trois semaines, c'était une expérience qui valait la peine d'être vécue.
C'était une école de vie sociale:
Au contact des autres, on s'enrichissait. Certaines activités nous amenaient à " mettre la main à la pâte ", à prendre des responsabilités.
La colonie de vacances complétait par là même l'action éducative de l'école et de la famille.
Achetées par les Houillères, des gentilhommières, des anciens châteaux, accueillaient les enfants de mineurs que nous étions.
Nous nous retrouvions dans un cadre qui répondait à nos rêves, qui évoquait les contes de fée ou les récits de chevalerie que nous affectionnions particulièrement.
Ces centres de vacances étaient situés dans des lieux calmes, dans un cadre de verdure où nous goûtions tout à loisir aux joies de la forêt, de la campagne, de la mer...
Près de 16000 enfants se retrouvèrent ainsi chaque année dans les 55 centres de colonies, tenus par les Houillères.
Tous les parents qui y ont envoyé leurs enfants furent ravis de voir revenir ces derniers épanouis, enchantés " regonflés " pour toute une année...
Pour ma part, j'ai eu l'occasion dans ma jeunesse de découvrir les joies de la colonie de vacances, ce fut à Saint Marcel Durfay en Auvergne en 1969 ; j'avais 10 ans...

En photo:
Le repas du pique-nique est prêt et les jeunes appétits poussent à la revendication !...

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 08:47

Modifié le jeudi 01 octobre 2009 09:15

Vue aérienne du siège 3 - 15 de Méricourt.

Vue aérienne du siège 3 - 15 de Méricourt.
Vue aérienne de l'ancienne fosse N°3 - 15 de Méricourt avec ses deux chevalements de type " Cocotte "propres aux mines de Courrières.
La mises en service des puits date de 1861.
Ce fut la fosse la plus affectée en termes de victimes lors de la terrible catastrophe des mines de Courrières qui fit 1100 victimes le 10 mars 1906.
Photo: source: A.P.P.H.I.M.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 09:54

Construction de la Rocade Minière en 1970.

Construction de la Rocade Minière en 1970.
Cette vue aérienne nous montre l'énorme chantier que fut la construction de la Rocade Minière en 1970.
Passant à proximité de Noyelles sous Lens ( ici à droite ), contournant le terril du lavoir de Fouquières, elle prend ensuite la direction de Montigny avant de rejoindre l'A1.
La majeure partie des schistes de remblais provient des terrils avoisinants.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 05:34

Modifié le jeudi 01 octobre 2009 06:17

Une gueule noire...

Une gueule noire...
Cette photo fut choisie en page de couverture du magazine mensuel des H.B.N.P.C " Relais "de janvier 1982.
C'est Mr Eric Kriegeskorte de Waziers qui pose ici pour la postérité....
Une gueule noire parmi tant d'autres encore en activité à cette époque, proche de la fermeture des puits de notre région minière...

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 10:33

Remontée des mineurs à la fosse d'Estevelles dans les années 1970.

Remontée des mineurs à la fosse d'Estevelles dans les années 1970.
Remontée des mineurs à la fosse d' Estevelles dans les années 1970.
Une des dernières mines en activité dans le Pas de Calais avant la fermeture définitive du puits de la fosse N° 9 d'Oignies en 1991, où elle était rattachée au fond, via les galeries d'exploitation sous-terraines.
Mon beau père y a travaillé jusqu'en 1979, année de son départ en retraite, à l'âge de 50 ans; il était moulineur...

La fosse 24 et 25 d'Estevelles fut la dernière fosse ouverte par la Compagnie des Mines de Courrières
On y extrayait comme à la fosse 8/16 de Courrières du charbon maigre particulièrement prisé pour le chauffage domestique , alors que les autres fosses de Courrières produisait des charbons gras

En 1946 elle fut incorporée au groupe D'Hénin Liétard.
Dans les années 50 des travaux de modernisation permirent a la fosse d'atteindre le cap des 2000 tonnes jours (voir 2600 tonnes en 1966)
Augmentation de la puissance de l'une des machines d'extraction grâce à du matériel récupéré à la fosse 4 de Sallaumines, modernisation du triage, du criblage et du lavoir; nouvelle mise a terril
Ellle repris une partie du champ de la fosse 4 de Carvin , elle conserva son autonomie jusqu'en 1969 car à cette date Elle fut reliée a la fosse 10 d'Oignies par une bowette de plus de 6 km.
On y remonta du charbon jusqu'en 1971, dès cette date les puits ne servirent plus qu'à la descente du personnel et du matériel et à l'aérage.

La liaison ferroviaire vers les groupes d' Oignies et de Lens fut supprimée au début des années 60 cependant l'autre liaison principale vers la fosse 21 d'Harnes subsista jusque 1979 date à laquelle cessa l'exploitation du terril de la fosse 4 de Carvin (on avait en effet reposé en 1974 une voie entre la fosse 24 et le 4 de Carvin pour transporter par trains les convois de schistes charbonneux jusqu'au lavoir de Fouquières

En 1989 tout service cessa à la fosse 24.
Les puits furent maintenus en l'état jusque 1990 date à laquelle ferma la fosse 10 d'Oignies

C'était les derniers puits ouverts de la region et les derniers témoins de ce qui fut la grande compagnie des mines de Courrières avec sa terrible catastrophe de 1906
Les chevalets et bâtiments furent abattus en 1992 et 1993 presque dans l'indifférence , seule une molette a été conservée par la municipalité d'Estevelles...

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 11:35

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 11:58

Les terrils, terrains nature d'aventure !...

Les terrils, terrains nature d'aventure !...
Ils sont plus nombreux chaque année.Quelques 5500 coureurs et randonneurs vont s'élancer à l'assaut des terrils des Raismes, dans le Valenciennois.
Parallèlement, depuis hier et ce dimanche encore, ils sont plus de 300 " raiders " à traverser le bassin minier, à pied, à VTT, en escaladant en canoë ou en rollers.
Nos terrils Nordistes ont désormais la cote auprès des sportifs...
Dans le Nord Pas de Calais, on a pas de montagnes, mais on a des terrils...
les randonneurs amateurs du genre, découvrent un patrimoine longtemps méprisé, dont la beauté et l'aspect sauvage peuvent surprendre...
Parmi ceux à découvrir dans notre région, je vous recommande:

Les terrils jumeaux de Loos en Gohelle, ancien siège de concentration des mines de Lens, les plus hauts terrils d'Europe.
Accés au sommet du premier situé au Nord, facile.

Auchel: le terril de la fosse N° 5, escalade facile et vue magnifique sur notre région depuis son sommet.

LoisiNord à Noeux les Mines: il y a un plan d'eau et on peut aussi y faire du ski, escalade facile.

Wingles: une base de loisirs de 250 hectares, avec un plan d'eau.

Rieulay: le terril le plus vaste d'Europe avec 140 hectares. Un plan d'eau est aménagé

Condé sur l'Escaut: Chabaud-Latour offre de nombreuses activités.

Haillicourt, ancienne fosse N° 6, siège de concentration des mines du groupe Auchel - Bruay en Artois: des kilomètres de promenade sur les terrils tabulaires.
Accés aux sommets des terrils coniques plus ou moins difficiles.

Quelques contacts utiles:

La Chaine des terrils à Loos en Gohelle: 03.21.28.17.28

Base de loisirs de Wingles: 03.21.40.89.41

La Maison du terril de Rieulay: 03.27.86.03.64

Base de loisirs de Condé sur l'Escaut: 03.27.25.24.64

Base de loisirs de Noeux les Mines, LoisiNord: 03.21.26.84.84

Pour les amateurs du genre, dans leurs rêves, des images de sport se bousculent, mais aussi celles d'une grande histoire, celles de nos racines....

Sources: V.D.N

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 09:26

Madame Lheureux, dernière femme, mineur de fond de notre région minière Nordiste.

Madame Lheureux, dernière femme, mineur de fond de notre région minière Nordiste.
Madame Lheureux dernière femme mineur de fond dans notre région...

Madame Lheureux , née Elise Fievet, est née à Bruay les Mines, le 2 novembre 1860.
Dés l'âge de 13 ans, elle commença à travailler à la fosse N°3 de Ferfay.
" A cette époque, racontait cette nonogénaire en 1951; je descendais par les échelles, on effectuait le raval des puits.
J'étais occupée au fond, dans la même taille que mon père.
Un jour je me suis trouvée restaplée.
J'ai bien vu que çà miettait, mais je n'ai pas eu le temps de me sauver....
Je me suis donc trouvée recouverte avec quelques ouvriers, mais je ne suis pas restée trop longtemps dans cette mauvaise posture.
Trois jours après, j'étais dégagée par mon père ".
Madame Lheureux signala, à l'époque, qu'elle ne fut pas seulement occupée en taille.
Elle fut rouleuse, hercheuse et fit également coupe à terres.
Elle remonta en 1876 lorsqu'il fut interdit aux femmes de descendre au fond...
Mariée et installée à Haisnes, elle éleva une famille de quinze enfants dont neuf ont travaillé à la fosse N° 6 de Lens.
En 1951, elle discutait de de son métier de mineur avec son fils Léon, pensionné chez qui elle habita jusque sa mort:
" Qu'on ne me raconte pas d'histoires, je sais comment qu'çà se passe " assurait- t-elle...

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 11:09

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 11:20