Salon de l'objet minier," MINING 2009 ", de Bully les Mines le dimanche 4 octobre 2009 salle Corbelle.

Salon de l'objet minier,"  MINING 2009 ",  de Bully les Mines le dimanche 4 octobre 2009 salle Corbelle.
Cette rencontre permet d'entretenir le souvenir de la Mine et du Mineur.

Le salon international de l'objet minier, Mining 2009 aura lieu le dimanche 4 octobre 2009 salle Corbelle 62160 à Bully les Mines.

Pour sa 9 ème édition dans le Nord de la France, le salon international de l'objet minier est l'évènement phare du secteur des lampes de mineur, des taillettes ou jetons, des décorations ou des outils miniers...Tous les passionnés , ou nostalgiques de notre épopée minière, seront présents ce jour là.

L'an dernier, plus de 300 mètres d'étals furent consacrés à l'exposition mais aussi à la vente de tous ces objets tant convoités par les collectionneurs dans cette salle de 800 m2, à l'architecture remarquable.

Gageons qu'une fois de plus ce salon connaîtra un affluence exceptionnelle, de collectionneurs avertis, d'anciens mineurs ou de simples visiteurs qui échangeront entre eux , ou avec les exposants leur passion commune liée à notre patrimoine minier.

Je tiens à signaler, qu'aucune autre manifestation en France, voir en Europe, ne réunit tant de passion, d'exposants, de visiteurs et d'engouement sur le thème des lampes de mineur et bien d'autres objets relatifs à notre patrimoine.

Pour le passionné, venir au salon Mining n'est pas seulement découvrir ce type d'objets les plus rares; c'est l'occasion d'effectuer un réel pèlerinage aux sources de sa passion, de ces témoins du labeur de nos ancêtres...

Amateurs et passionnés seront au rendez-vous. Vous êtes collectionneurs, Exposants, venez les rejoindre le 4 octobre 2009.

Nous comptons sur votre participation à ce salon exceptionnel.

Ouvert au public de 9 h à 17 h à Bully les Mines, salle du stade Corbelle ( 800 m² )

Participation 2 ¤ avec 1 billet de tombola (2 vraies lampes de mineur à gagner).
Fléchage urbain : centre ville - piscine -
Par autoroute sortie Liévin puis Bully gare

Renseignements au 03.21.29.30.00 M. Eric CISZAK ( Président )

Restaurations et buvette sur place prévues

Pour votre restauration,l'équipe du Mining vous propose son assiette fraîcheur, composée de viande froide et crudités à 8 ¤ ainsi qu'une formule à 12 ¤ composée de l'assiette fraîcheur + fromages + pain + beurre + dessert et café.

Inscription 8 ¤ le mètre de table.

Inscription accompagnée du règlement à l'ordre de "MINING" a adresser avant le 2 octobre 2009 à MINING - M. Eric CISZAK, 1 rue Vincent Auriol, 62160 Bully les Mines, France.

En photo: un aperçu de ce salon lors de l'édition 2008 ( photo andredemarles ).

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 15:51

Machine d'extraction à vapeur de la fosse N°5 de Divion - Compagnie des Mines de Bruay.

Machine d'extraction à vapeur de la fosse N°5 de Divion - Compagnie des Mines de Bruay.
Avant la génération des machines électriques d'extraction, ces machines à vapeur étaient usitées dans nos compagnies minières pour descendre et remonter les hommes, les matériels et le minerai par les cages de puits depuis les mollettes des chevalements.
Ces machines, nécessitant un entretien conséquent étaient très bruyantes.
On les entendaient ronfler au delà d'un rayon d'un kilomètre autour du puits.
En photo, celle de la fosse N°5 de Divion, attenante à la Compagnie Minière de Bruay en Artois.
Quelques vestiges de cette fosse, en l'ocurence, certains bâtiments industriels du carreau du jour bien conservés, sont encore visibles de nos jours.

# Posté le vendredi 18 septembre 2009 16:32

A la lampisterie - annés 1920

A la lampisterie - annés 1920
Nous sommes ici à la lampisterie d'un carreau minier de la région de Lens.
Les lampistes s'activent à démonter les lampes électriques pour l'entretien journalier de ces dernières.
Ce cliché date vraisemblablement de 1925 à 1930.
Le porion lampiste situé à gauche de la photo, utilise une machine électrique servant à désactiver la fermeture magnétique de sécurité de ces lampes.
Un exemplaire de celle ci est visible à la lampisterie du Centre Historique Minier de Lewarde.

# Posté le vendredi 18 septembre 2009 16:15

Groupe de jeunes galibots au jour, début des années 1950.

Groupe de jeunes galibots au jour, début des années 1950.
Les galibots étaient de jeunes apprentis destinés, après quelques années d'adaptation aux conditions de travail au fond, à devenir des mineurs confirmés.
Ce cliché date de la fin des années 1940, voir le début des années 1950.
Les galibots sont ici, coiffés de la traditionnelle barrette de cuir et équipés d'une lampe électrique portative très lourde.
Certains modèles pesaient plus de 5 kilos.
Je dédie cette photo à mon ami Maurice Devos de Méricourt qui a connu qui a connu cette étape incontournable au début de sa carrière en 1953 dans les mines de Lens.

# Posté le jeudi 17 septembre 2009 14:30

La chaleur au fond.

La chaleur au fond.
La température des terrains à - 1000 mètres atteint environ quarante et un degrés.
Ces terrains qui émettent de la chaleur réchauffent donc l'air en circulation au fond.
A cette chaleur naturelle s'ajoutaient encore celle créée par les locos diésel, les moteurs électriques, les frottements des tapis sur les rouleaux, les produits transportés sur les convoyeurs, etc...
C'est pour cela d'ailleurs, et les mineurs le constataient journellement, qu'il faisait plus chaud dans les galeries en retour d'air que dans celles en entrée d'air.
Dans les chantiers en creusement, donc en aérage secondaire, la chaleur pouvait atteindre parfois trente-quatre degrés
Le travail des hommes, on le conçoit y devenait alors beaucoup plus difficile.
Et pour cause : la température terrestre augmente de 3°C tous les 100 mètres parcourus en profondeur.
De ce fait, oeuvrant dans de telles conditions, les mineurs de fond travaillaient bien souvent avec des tenues vestimentaires très allégées, en témoigne cette photo...

# Posté le mardi 15 septembre 2009 14:22

Modifié le mardi 15 septembre 2009 16:44

Les combats de coqs

Les combats de coqs
C'était l'une des distractions favorites des mineurs de notre région.
Bien que encore tolérés de nos jours en France, en l' occurence dans notre région Nordiste, les combats de coqs furent interdits en Belgique dés 1935.
Les coqs " batillards " proviennent d'une espèce particulière issue des croisements poules / faisans ou coqs / faisanes.
Les propriétaires de ces animaux de concours ( " les coqueleux " ) les nourrissaient d'avoine macérée dans la bière, de fèves et d'eau de boissons dans laquelle on avait ajouté des clous rouillés.
Les concours se disputaient dans un parc, autrement appelé " Gallodrome ", de 3m x 2m.
Pour les combats il y avait 3 catégories: les moins de 8 livres, la catégorie médium se situant ente 8,1 et 9 livres, et enfin les plus de 9 livres.
Avant le combat, on armait les pattes du coq d'un éperon en acier pointu de 5 cm de longueur.
Le coqueleux lui faisait ingérer une gousse d'ail ainsi qu'une giclée d'eau de vie afin d'attiser leur agressivité.
Une ampoule électrique située à un mètre environ du sol éclairait le parc.
Les deux " coqueleux " présentaient face à face pendant quelques secondes les deux adversaires avant que ces derniers s'affrontent, puis les lâchaient dans le parc clos.
Le combat ne durait guère plus de 6 minutes, et le vaincu payait de sa vie, les blessures irréversibles des éperons de l'adversaire souvent orientées vers le coeur de l'oiseau.
Comme au casino, un préposé à ces combats était affecté à collecter les mises des parieurs avant et pendant le combat.
Les engagements sur ces paris n'étaient que verbaux, cependant chacun respectait les règles du jeu et après le combat régularisait sa mise au préposé.
Il arrivait même que le coq vainqueur s'écroule quelques dizaines de secondes après la mort de l'adversaire.
Dans ce cas de figure, il était déclaré un No Contest ou nul, les deux participants comme tous les vaincus terminaient à la casserole avec une délicieuse sauce au vin agrémentée de lardons, de champignons et de rondelles de carottes....La recette classique du coq au vin....
En document annexe: Oeuvre du peintre Belge, Rémy Cooghe ( 1855 - 1935 ).
Ce dernier a longtemps vécu dans notre région minière Nordiste.

# Posté le samedi 12 septembre 2009 07:10

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 07:24

Les terrils coniques " en épis "

Les terrils coniques " en épis "
Ce terril conique " en épis " du siège de concentration de Lens semble être recouvert " d'écailles de stériles ", comme bon nombre de ses congénères de notre région minière.
Ces amoncellements uniformément répartis sur la surface du crassier, sont générés par le déversement des berlines de terres et schistes acheminées jusqu'au sommet du terril.
Comme vous pourrez le constater sur ce cliché, une astucieuse mécanique guidant les berlines, située tout en haut, pivotait sur elle même, assurant de ce fait un déversement équitable des déchets sur toute la superficie du crassier.
Plusieurs terrils de notre région sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques du patrimoine Régional.

# Posté le vendredi 11 septembre 2009 15:06

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 17:06

Barrette de mineur en cuir bouilli fin du XIX éme.

Barrette de mineur en  cuir bouilli fin du XIX éme.
Barrette de mineur en cuir bouilli très épaisse et rigidifiée par un amalgame semblable à une imprégnation de bitume basique ayant laissé des traces sur l'intérieur de cette dernière
Cette protection est authentique et date vraisemblablement de la fin du XIX ème ou du début du XX ème siècle.
Au même titre que d'autres objets miniers mis en vente sur les sites du net ou dans les brocantes régionales, de nombreuses copies circulent...malheureusement...
Ces dernières sont bien d'avantage molles, c'est ainsi que vous pourrez les reconnaître facilement, du moins quant à leur authenticité...ces protections devant être, à l'origine de leur emploi au fond, et avant tout, rigides....
Achetée sur une brocante régionale ce weekend.

# Posté le mardi 08 septembre 2009 16:23

La silicose.

La silicose.
La silicose est une maladie pulmonaire chronique, provoquée par l'inhalation de microparticules de silice dans les mines ( et non de poussières de charbon ); mais aussi: les carrières, les percements de tunnel ou les chantiers de bâtiment (sablage).
C'est la plus ancienne forme de pneumopathie professionnelle décrite dans les ouvrages médicaux.
Elle a frappé notamment en France les mineurs de charbon à grande échelle à partir des années 1920 lors de l'emploi généralisé au fond des machines mécaniques d'extraction lourdes (marteaux-piqueurs puis perforateurs), sans que soit recherchée la neutralisation des poussières par pulvérisation d'eau et protections respiratoires adaptées.
Au fond, les traceurs en bowettes furent les mineurs les plus concernés par cette très grave pathologie.
Les bowettes étaient des voies de circulation taillées à même les roches de silice, elles donnaient accès aux voies de tête et de pied délimitant les tailles d'exploitation houillères.
Cette maladie entraîne une inflammation chronique et une fibrose pulmonaire progressive.
Elle se traduit par une réduction progressive et irréversible de la capacité respiratoire (insuffisance respiratoire), même après l'arrêt de l'exposition aux poussières.
Le diagnostic est porté sur les images radiologiques caractéristiques et sur les antécédents d'exposition à la poussière de silice.
Quelle famille de mineurs de notre région, n'a pas connu un de ses proches, bien souvent jeune, disparaître des conséquences de cette maladie ?.....
Au début du XX ème siècle, la durée de vie moyenne d'un mineur de fond de notre région, affecté au traçage et à l'abattage était de 41 ans...

# Posté le lundi 07 septembre 2009 14:44

Modifié le lundi 07 septembre 2009 15:15

Toute l'histoire d'une région...

Ce diaporama de mon ami IMAGES24100, réalisé à partir des photos de mon blog.
Ce montage est très bien fait, merci pour ce superbe document.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 13:30